Est-ce
que j’arrive à faire un dédicace dans ce billet, sans
froisser la netiquette de la blogosphère? Voyons:
à MaisEuh,
en signe de reconnaissance pour sa question
Eh oui, la semaine française dure huit jours. Pire encore, deux semaines françaises durent quinze jours, donc un jour de perdu dans les calculs.
Ce qu’on peut essayer de comprendre : si vous compter les jours de la semaine de lundi à lundi, vous en avez huit, si vous ajoutez encore une semaine, pour ne pas comptez un seul lundi deux fois, vous êtes obligé d’en supprimer la durée... La question qui se pose, commence-t-on vraiment à compter à partir du lundi ?
Vraiment, on sait jamais. J’étais sous le choc relativement grave quand on m’a dit qu’en français, le printemps démarre le 21 mars, l’été le 21 juin, et puis vous me voyez venir...
Admet-on
avoir deux lundis par semaine? Horrible. En russe, on dit «lundi
est un jour difficile», понедельник
– день тяжёлый,
alors pour en avoir deux par semaine, quelle galère... Deux
dimanches ? Hum, c’est plus plaisant comme perspective 
Disons
qu’en russe, on compte sans se faire des idées: la semaine,
c’est toujours sept jours. Si un Russe veut partir pour une
semaine, il dira qu’il veut partir pour une semaine, point, sans
évoquer les calculs. Pareil, pour deux semaines: «dans
quatorze jours» ne sonne pas très naturel. Il y a quand
même des gens qui ont une semaine spéciale en russe,
celle de... sept vendredis!! Mais je vous déconseille de les
fréquenter. En fait, si on vous dit «chez lui, c’est
sept vendredis par semaine» - у него семь пятниц на неделе – cela veut dire que le
type en question est extrêmement inconstant, qu’il change de
projets tout le temps, qu’il déclare des choses qu’il
va contester très bientôt... Bref, c’est pas joli,
ça 
Voilà, ma petite histoire comparative... bon mercredi à tous!
Juste une petite note pour vous dire mon étonnement et ma nouvelle découverte.
Chers russophones, cette petite phrase, vous fait-elle sourire? Eh bien moi, oui, et j'explique pourquoi: parce qu'on dit normalement en russe voir Paris et mourir - увидеть Париж и умереть. Genre, rien que la vie pourra vous proposer après ne sera plus à la hauteur. Vous auriez tout vu, tout éprouvé, comble expérientiel, satisfaction de toutes les envies, la vie au-delà d'un tel bonheur, à quoi ça sert.
Parmi toutes les belles phrases qui me fascinent dans la langue de Molière celle-là occupe une place à part. La phrase que je n'arrive jamais à traduire, et qui me manque parfois dans les conversations en russe. C'est dire, quand meme. Mais sinon, comment vous la remplacez, vous, la pittoresque Tant pis?
Nombreuses sont les phobies qui font souffrir l'espèce humaine. Prenez n'importe quelle liste de termes psychologiques: on peut avoir peur à peu près de tout, littéralement (et voilà, ce que je vous dis: il y a meme un mot pour ça, pantophobie!). Mais il y a dans la langue française un proverbe qui me pousse toujours à réfléchir sur les questions à la fois psychologiques et interculturelles très profondes.
Une phrase qui accroche mon esprit dans l'édito de Claude Imbert, 
Un terme à coucher
dehors. À faire le bonheur des cruciverbistes. Pourtant, sa
définition est inoffensive: c'est un mot qui exprime une
intention affectueuse et caressante. Après bien des
efforts de percer le secret "madame versus mademoiselle",
me voilà avec un humble dégrossissage sur les
appellatifs hypocoristiques. En vrac.
Dans le titre de ce billet, je reprends la
Les milliards et millards de ces petits messages envoyés chaque année qui font naitre les nouvelles pratiques scripturales, sous la double action de contraintes technologiques (160 caractères seulement, qui ne sont pas franchement dit très pratiques à taper, surtout si on fait ça en marchant, en mangeant, en conduisant la voitu... non, pardon, ça jamais!), et de cette dimension intimiste (le terme introduit par Jacques Anis, figure de référence majeure en matière de communication médiatisée), créative, cocasse qui apparait quand on essaie de joindre ses proches par le biais de cette lettre minuscule.
Suite à la
En fait, la réponse à votre 
Ma filière étant les belles lettres, on s'amusait beaucoup en lisant les perles de copies, les extraits d'essais scolaires rédigés par les étudiants ou les écoliers maladroits. Les profs en font de belles collections, on ne l'ignore pas. Comme quoi ça stimule le sens de l'humour au travail... Parfois c'était hallucinant. Mais toujours en Russe.
Le sujet dont je vais vous entretenir tout de suite surgit grace au 
Encore une phrase issue du message précédent qui a provoqué mon véritable émoi : "Ne tirez pas sur le pianiste". Je dis émoi, parce que c'était pathétique, ma recherche du sens au-delà de cette expression et des affiches du
Cela n'arrive pas souvent, connaitre l'auteur d'un proverbe. C'est quand une citation se détache de son contexte et commence sa propre vie dans le langage. Tel est le cas de 
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