Suite à la discussion très animée avec firstorangutan sur
le phénomène bien mystérieux du chépo,
je me rappelle quelques exemples éclatants de cette
orthographie moqueuse. Tout d'abord, l'incomparable Raymond
Queneau, mon écrivain français par excellence;
voilà ce qu'il nous offre en cadeau dans son roman éternel
“Zazie dans le métro”:
Un peu étonné que le costaud répliquât, le ptit type prit le temps de fignoler la réponse que voici:
- Répéter un peu quoi?
Pas mécontent de sa formule, le ptit type. Seulement, l'armoire à glace insistait : elle se pencha pour proférer cette pentasyllabe monophasée:
- Skeutadittaleur...
Le grandissime San-Antonio est aussi incontournable, avec ses transcriptions plus qu'exactes des mots anglais dans les échanges français (le fameux ouaille note... pour le pourquoi pas).
Et finalement, les emplois moins artistiques mais beaucoup plus abondants inondent les messageries instantanées: là, “ia” remplace “il y a” (e.g. merci - iapadkwa), “atta” signifie “attends”, “g” peut bien devenir “j'ai”, “pe” nous prévoit une bifurcation entre “peu” et “peux”, toute la kyrielle de “ke, kestu, kelkun...”, c'est aussi la monnaie courante...
Yadezegzamplapartagé?

