La formule FLE

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Mot clé - didactique

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samedi, 18 août 2007

Les perles du bac, les perles de culture...

Ma filière étant les belles lettres, on s'amusait beaucoup en lisant les perles de copies, les extraits d'essais scolaires rédigés par les étudiants ou les écoliers maladroits. Les profs en font de belles collections, on ne l'ignore pas. Comme quoi ça stimule le sens de l'humour au travail... Parfois c'était hallucinant. Mais toujours en Russe.

Eh bien, je viens de butter contre les perles du bac 2007 venues de France... Les blagues à part, essuyant les larmes de rire, je me pose une question bien pédagogique: serait-ce intéressant de présenter de tels textes aux étudiants FLE? Soit-il pour tester leur perspicacité face aux phrases estropiées par les fautes délirantes. Quel jeu avec les mots incomparable! Tenez, je vous cite quelques exemples, pour voir un peu de quoi il s'agit:

  • Les plus grands auteurs de l'époque classique sont Corneille, Racine et Molaire.
  • Les plus célèbres comédies de Molière sont "Le médecin malgré Louis" et les "Fous Rires de Scapin".
  • La meilleure pièce de Molière est "L'Ami Zantrope".
  • Une représentation en trois dimension, c'est quand on a la longueur, la largeur et la grandeur.
  • Quand il y a des problèmes dans le monde, l'ONU envoie des casquettes bleues.
  • Il y a deux musiciens qui s'appellent Bach: Jean-Sébastien et Jean-Offen.
  • Beaucoup d'hommes politiques ont fait l'ENA, l'Ecole nationale de l'admiration.
  • La faucille et le marteau sont des organes internes de l'oreille... ;-)
  • Quand le chlore est entièrement dissous dans l'eau, on dit qu'il y a dix solutions.

Pour ceux qui n'en ont pas assez: les perles du bac 1997 - 2006. Bonne lecture! :)

 

 

samedi, 5 mai 2007

Tchatcheurs, chatteurs, clavardeurs & co

D'accord, c'est la fin de l'année universitaire, les cours deviennent de plus en plus interminables, la situation est aggravée par une atmosphère printanière du mai tardif... Pourtant, c'est maintenant qu'on commence à découvrir un peu les TICE avec nos étudiants. C'est maintenant donc qu'il nous arrive à leur parler de mots dont ils ont besoin pour décrire ce qui se passe dans le cyberespace. Notamment, je me suis apperçue que les chats, la manière de communication synchrone censée faciliter nos échanges, nous lie vraiment la langue dès qu'on essaie d'en parler en Français. Pour la délier, je compte les présenter à peu près ça:

Le chat - un mot qui ressemble bien son analogue russe - se prononce à l'anglaise, [tʃat] . Vu l'association féline plutot évidente, les Français le transforment parfois en tchat. En tous cas, les verbes qui se forment sont très variés, coté l'orthographe: on peut tchater, tchatter, tchatcher meme, ou bien chater, chatter, chatcher, bref, faire n'importe quoi en ligne! Faites attention quand meme, la forme tchatche est au féminin, donc ce serait une tchatche...

Les Québécois, désireux d'éviter cet emprunt, ont inventé un mot que moi personnellement j'aime bien, mais certains Français ne reconnaissent pas - le clavardage, mot-valise résulté de la combinaison clavier + bavardage. D'où les dérivés assez transparents, comme clavarder, clavardeur...

En France, on proposait d'abord un terme causette, pour remplacer à la fois le mot anglais et l'hybride canadien; depuis 2006, la Commission générale de terminologie et de néologie avance un nouveau substitut, dialogue en ligne.

Ceux qui préfèrent les termes plus sérieux peuvent utiliser une expression 'la messagerie instantanée' (le fameux IM), ça revient presque toujours à la meme notion. Plus précisement, le chat est un salon public sur un site, et la messagerie est un logiciel sur votre ordinateur. Enfin, pour se connecter, normalement on choisit un pseudo, certains sites reclament un mot de passe, soit une insciption... Voilà, reste à voir comment ça marche vraiment, un chat\tchat\tchatche pédagogique et les apprenants ouraliens ;-)